Ça y est. Le 22 mars, notre équipe « Unis Pour Fontenay » a remporté l’élection municipale, portant Pauline Le Fur au poste de maire. Un moment mémorable que cette soirée électorale : la foule, l’enthousiasme, les remerciements nombreux… Un maire sortant qui n’a pas souhaité annoncer le résultat comme c’est l’usage. Je suis gagné par des émotions diverses : la satisfaction d’avoir réussi à convaincre une majorité des électeurs, mais aussi la sensation d’être au pied d’une montagne ! Nous avons voulu cela depuis tellement longtemps, et nous voilà maintenant à devoir nous plonger dans la vie de notre ville, ses dossiers urgents, la prise de contact avec les services et les agents communaux. Bref, la nécessité de prendre rapidement nos marques.
Les urgences
Lors d’une bascule politique, vous devez rapidement prendre connaissance des dossiers urgents. La continuité ne peut pas s’interrompre, c’est évident. Les habitants et la commune sont en droit d’attendre une continuité des services et la reprise des dossiers et des échanges qui étaient en cours.
Première priorité que je me donne : prendre rapidement contact avec les agents municipaux travaillant sur mes délégations. Mon idée est de faire connaissance rapidement et de les écouter. Il faut bien réaliser que la vraie continuité, elles est assurée par les agents municipaux ! Alors j’ai besoin de comprendre l’organisation et les méthodes. De me rendre sur le terrain pour voir les agents dans leurs bureaux et au centre technique municipal. En prenant en charge la transition écologique, l’espace public et les bâtiments communaux, je sais à quel point cela représente un morceau important de l’action communale : plusieurs dizaines d’agents et quelques millions d’euros du budget communal.
Ensuite vient très vite le temps des sujets « chauds ». Pour ma part, le projet de géothermie est clairement le premier. Avant d’aller plus loin, je rappelle que ce projet est une chance pour notre ville, pour le climat et pour les factures des habitants. Mais je réalise assez vite à quel point ce projet était mené par un cercle restreint d’élus de l’ancienne équipe municipale, les services de la ville ayant été globalement tenus à l’écart. Nous récupérons donc un projet mené sans concertation réelle et sans anticipation de l’impact du puits de forage sur le terrain de foot. A peine élus, on nous apprend que la foreuse doit arriver dans quelque jours… La maire demande un sursis pour prendre connaissance du dossier et informer les habitants, comme on s’y était engagés. A partir de là, nous commençons une investigation approfondie du dossier : planning prévisionnel, plan d’affaires, état des subventions et des emprunts, montants déjà engagés, etc. Comme on s’y attendait, le projet est très avancé et les marges de manœuvre réduites. Toute notre énergie est mise à trouver une solution pour le club de foot de la ville, méprisé et maltraité par l’équipe municipale précédente. En 3 semaines, nous avons de nombreux échanges avec la société Géosud92 : l’impression de devoir faire quelques jours ce que l’équipe de M. Vastel n’a pas fait en plusieurs années… J’y reviendrai.
Les défis à surmonter
Dans cette grande vague dans laquelle j’ai l’impression de m’être plongé, il me faut assez vite prendre mes marques. D’abord arriver à gérer les urgences du quotidien et les sollicitations déjà nombreuses des habitants. C’est bien normal : c’est le rôle des élus. J’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur des services techniques communaux qui m’impressionnent par leur réactivité et leur sens du service public. Notre ville n’avait plus de canaux de signalement fonctionnels : le numéro vert ne traitait plus rien depuis longtemps. Une chose que j’ai souvent entendue des habitants pendant la campagne électorale : l’impression qu’écrire à l’ancienne équipe municipale revenait à lancer une bouteille à la mer, sans aucun espoir de réponse… Dès notre prise de fonction, Pauline Le Fur et l’ensemble des élus se donnent pour objectif de répondre à tout le monde. Répondre, ça ne veut pas forcément dire apporter une solution immédiate. Parfois c’est possible, parfois il faut plus de temps. Parfois aussi, c’est une autre collectivité qui a la réponse. Mais peu importe : nous nous fixons comme objectif de répondre à chacun et d’expliquer tout cela.
Je perçois assez vite le risque d’être submergé par le court terme et le quotidien. C’est le défi suivant que je ressens : construire la feuille de route du mandat pour les projets de moyen et long terme. C’est lancé !
