Nous sortons d’un été 2026 épouvantable. On ne compte plus vraiment le nombre de vagues de chaleur que nous avons affrontées. Les canicules et la sécheresse nous ont profondément affecté : 7000 morts identifiés à ce jour, nuits difficiles, des logements « bouilloires thermiques » pas adaptés, une baisse significative des rendements agricoles, etc. J’ai déjà eu l’occasion de comparer cet été 2026 à un « Pearl Harbor climatique » dans un autre article.
En zone urbaine comme ici à Fontenay-aux-Roses, nous souffrons d’autant plus que l’artificialisation des sols créent le phénomène « d’îlot de chaleur urbaine ». Ce phénomène s’explique par captation de la chaleur en journée par les surfaces goudronnées et les constructions, chaleur qui est restituée la nuit. Résultat : les températures nocturnes baissent très peu en zone urbaine, bien moins qu’en zone rurale. C’est ce phénomène qui a rendu les nuits particulièrement difficiles cet été, avec l’impossibilité de bénéficier d’une certaine fraîcheur nocturne pour aérer les logements et les bâtiments.
J’aurais pu écrire un article sur réchauffement climatique, mais je sens que j’aurais été entraîné dans un article sans fin. Je choisis ici de pointer une politique précise qui peut contribuer à lutter contre ce phénomène : planter des arbres en ville. C’est une orientation claire portée par notre équipe municipale, que nous avons défendue devant les électeurs lors des élections municipales de mars 2026.
Les arbres en ville apportent deux avantages contre les pics de chaleur : ils font de l’ombre au sol et ils transpirent.
1. L’ombre
Ça parait une évidence mais il n’est pas inutile de le rappeler : l’ombre des arbres réduit d’autant la surface goudronnée au sol qui capte la chaleur des rayons du soleil.
2. L’évapotranspiration
Les arbres refroidissent l’air par évaporation de l’eau par le feuillage.
Évidemment, une politique climatique ne peut pas se résumer à cela. Et notre petite (et belle) ville de Fontenay-aux-Roses ne va pas inverser le cours de la catastrophe climatique à elle toute seule. Chaque arbre, pris seul, ne changera pas grand-chose au problème. Mais est-ce une raison pour ne rien faire ? Non.
Notre nouvelle équipe municipale travaille donc à un plan de végétalisation de la ville, et notamment de plantation d’arbres. Nous n’en sommes qu’au début. Et viendra rapidement la question du partage de l’espace public : planter des arbres en ville, où tout est à peu près occupé, nécessite de prendre de la place à d’autres usages. Cela vaut aussi pour les espaces piétons et les pistes cyclables, que notre équipe municipale mettra aussi en œuvre. Alors où trouver l’espace pour planter les arbres ? C’est la question à laquelle les services techniques de la commune et de Vallée Sud Grand Paris vont réfléchir. Mais l’honnêteté amène à dire qu’en ville, une politique de plantation d’arbres nécessitera forcément de réduire d’autres usages. Avec mesure, sans dogme, mais sans renoncement non plus. L’urgence climatique ne peut pas attendre.

Avant de chercher de nouveaux emplacements, on pourrait déja remplacer les arbres coupés dans nos rues ces dernières années:
En haut de l’avenue Lombart, sur le trottoir est, 15 cerisiers fleurs ont été simplement tronçonnés pour pouvoir y placer les baraques de chantier de la Maison de retraite ou y faire des travaux de voirie. J’espérais que les tronçonneurs auraient remplacé ces arbres. Mais personne n’a du le leur demander.
Je partage votre agacement sur les arbres coupés et non replantés. En l’occurrence, il s’agit là d’une voie départementale : le Département est donc chargé de la replantation. Avec les services techniques de la commune, nous avons fait un état des lieux des arbres en attente de replantation sur les voies départementales. Et nous avons adressé au Département la liste, avec une demande de prévoir les replantations.